Cette maman-là
Publié le 3 Septembre 2014
J'ai longtemps pensé que je serai une maman plutôt stricte, pas sévère non, mais ferme, et avec des principes éducatifs bien arrêtés.
Et finalement, j'ai été très vite confrontée au fameux adage "avant j'avais des principes, maintenant j'ai des enfants" ! Il n'y a rien de plus vrai.
Aussi vrai qu'il n'existe pas de recette miracle pour bien s'occuper ou bien élever un enfant... Comme toute relation humaine finalement, il s'agit de composer entre deux tempéraments, chacun ayant son caractère, ses envies, ses frustrations, ses failles.
Et moi, face à ma fille, je suis surtout une maman qui doute. Une maman qui veut (parfois trop) bien faire, qui essaye de rester dans la bienveillance même quand ses colères et ses caprices me tapent sur le système.
Parce que oui, à l'approche des terribles deux ans, il y en a de plus en plus, des caprices, des chouinements agaçants pour un oui ou pour un non. Je sens bien qu'elle teste nos limites, qu'elle veut parfois un peu trop s'émanciper de nos recommandations ou de nos interdits, voire parfois qu'elle fait simplement la sourde oreille à nos consignes !
Mais moi, je ne veux pas être une maman qui crie, qui gronde ou qui punit, une maman qui ordonne et ne discute pas... Non, j'ai envie d'expliquer, de me faire comprendre sans cris et si possible sans larmes (celles de Petitchou les larmes).
Alors oui, sauf grosse bêtise ou accès de colère violent, j'ai plutôt tendance à favoriser la diversion ou le compromis.
Mais quand elle fait une crise parce qu'elle n'arrive pas gérer sa frustration et qu'elle se met à réclamer "mamaaaaaaaaaaaaan", j'en arrive à me demander si elle ne ressent pas une faiblesse de ma part, reconnaissant là le parent le plus enclin à céder.
Je crois que j'ai surtout beaucoup de mal à supporter ses pleurs sans rien faire, puisque, depuis qu'elle est née, ils me retournent le ventre, c'est viscéral, vraiment.
Ça vous fait ça aussi?

