Votre accouchement, Madame, je vous le sers avec ou sans péri ?
Publié le 26 Mars 2013
En France, environ 1/3 des femmes accouchent sans péridurale. Certaines le font par obligation (à cause de contre-indications à l'anesthésie - d'où l'importance de la consultation d'anesthésie à réaliser lors du dernier trimestre de grossesse) et d'autres le font par choix.
C'est de ce choix dont j'ai envie de parler aujourd'hui. J'ai à l'esprit, à tort ou à raison, qu'un accouchement physiologique (le gentil adjectif qui veut dire sans anti-douleur, ahhhhhhhhhh) entraîne moins de complications lors de la naissance et pendant les suites de couches (épisiotomie, expulsion instrumentée, césarienne en urgence) sans compter la frustration de certaines jeunes mamans qui ont parfois l'impression d'avoir un peu été dépossédée de leur accouchement à cause de la péridurale.
Soyons bien clairs, je ne pose aucun jugement, juste l'état de ma réflexion à la suite de mon premier accouchement et à l'idée d'envisager une prochaine naissance.
Lors de la naissance de PetitChou, j'ai réussi à gérer mes contractions pendant presque 10 heures sans trop de difficultés, mais j'avais dans la tête que j'aurais la péridurale pour la fin du travail. Je n'avais pas d'angoisse par rapport à l'aiguille ou au produit, et n'étant pas trop douillette mais pas maso non plus, je ne voyais pas l'intérêt de souffrir le martyr pendant des heures (car un premier accouchement est souvent très long) si je pouvais l'éviter.
Finalement, il a fallu m'aider à coup d'ocytocine pour rendre les contractions plus efficaces, rompre la poche des eaux pour essayer de faire avancer le travail, et finalement puisque je ne pouvais plus me mouvoir comme je l'aurais voulu, je n'ai pas pu aider mon bébé à bien s'engager dans le bassin. Tout ça s'est donc terminé en césarienne en urgence pour extraire au plus vite PetitChou dont le cœur fatiguait. Même si la naissance de ma fille est un souvenir exceptionnel et inoubliable, je reste un peu triste de la façon dont l'accouchement s'est terminé.
D'une part, j'étais totalement prête à accoucher par voie basse (là où mes collègues primi des cours de préparation à l'accouchement étaient parfois très angoissées) et d'autre part, je rêvais de voir le visage de mon Homme au moment où nous devenions parents pour la première fois. Il faut croire que le conseil de la sage-femme qu'il faut bien garder en mémoire, c'est que cela ne se passe pas toujours comme prévu. Je le sais maintenant.
Mais pourtant, je garde l'espoir de donner naissance naturellement à mon prochain bébé et je crois que pour cela, je me sens capable de le faire "à l'ancienne". Je suis consciente qu'un tel projet nécessitera une bonne préparation. Quand ce sera d'actualité, il ne restera plus qu'à se mettre en recherche de la sage-femme qui saura au mieux nous accompagner dans cette aventure. Sophrologie, haptonomie, yoga...Si vous aussi vous avez accouché sans péridurale, que recommandez-vous ?
