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Publié le 29 Janvier 2014

A première vue

Devenir parent, c'est se poser, en permanence, moult questions sur le bon développement de son enfant. Mange-t-il assez ? A-t-il mal quelque part ? Grandit-il bien ? Je me souviens des premières semaines où j'angoissais de savoir si ma fille entendait bien par exemple...

Question développement psycho-moteur, je ne choquerai personne en disant que chacun va à son rythme, qu'un petit ne peut pas tout faire à la fois et qu'il n'y a pas de règle.

Je l'ai bien vu quand PetitChou a préféré babiller longtemps avant de se mettre à ramper ou se retourner ; au contraire, maintenant qu'elle veut crapahuter partout, elle a réduit son vocabulaire à "maman" (au grand dam de son papa) ; et quand elle fait une poussée dentaire, autant dire que tout ralentit d'un coup.

On ne saurait lui en vouloir, grandir, se développer, être l'éponge d'un univers plein de nouveautés, forcément ça puise de l'énergie.

Et dans ces moments de doute, je suis ravie de me sentir épaulée par l'équipe de la crèche, car entre la puéricultrice, l'éducatrice de jeunes enfants et les fabuleuses auxiliaires de puériculture, je nous sens bien entourés et je me sens en confiance pour poser les questions qui me taraudent parfois.

En outre, la crèche étant municipale, elle bénéficie de plans d'action et de prévention dans le domaine de la santé qui permettent si besoin, une prise en charge rapide de l'enfant : comme le dépistage précoce des troubles visuels, qui a eu lieu cette semaine.

Je vous vois venir... PetitChou est bien petite pour lire les petites lettres sur le tableau ci-dessus et, même si je salue l'initiative, je suis restée un peu perplexe sur la nature de l'examen qu'allait subir ma fille. Alors j'ai discuté avec l'EJE lors de la transmission lundi soir, et j'ai fait quelques recherches sur Internet.

Et comme j'ai trouvé le sujet intéressant, j'ai eu envie d'en parler ici.

A première vue

Saviez-vous que l'acuité visuelle d'un enfant à la naissance n'est que de 1/30è (soit la vue nette d'un doigt à 30 cm), de 4/10è à 1 an (soit la vue nette d'un cheveu à 30 cm) et qu'elle n'est mature qu'à 5-6 ans ?

Parmi les troubles de la vue dont peuvent subir les enfants, on connaît le strabisme et les troubles de l'acuité visuelle (qui apparaissent généralement plus tard), mais personnellement, je ne savais pas que l'amblyopie, qui peut découler du strabisme, pouvait avoir de bien plus graves conséquences, si elle n'est pas rapidement prise en charge.

Définition : L'amblyopie correspond à l'insuffisance uni- ou bilatérale de certaines aptitudes visuelles, principalement l’acuité visuelle (AV), non améliorable par une correction optique, qui entraîne chez l’enfant (pendant la première décennie) un trouble de la maturation du cortex visuel irréversible en l’absence de traitement.

Selon les recommandations du Ministère de la Santé, "le dépistage des troubles visuels, dès les premiers mois de la vie, peut permettre de repérer très tôt les situations à risque d’amblyopie, cause la plus fréquente de mauvaise vision unilatérale chez l’enfant". Grâce à un dépistage précoce lors des premières années de la vie de l'enfant, l'amblyopie peut être réduite de 3 à 1%.

Sachant que l'examen préconisé peut se faire simplement chez le médecin traitant, le pédiatre ou la PMI, cela vaut le coup d'y jeter un coup d'œil (attention jeu de mots inside).

Concrètement, l'examen réside en une série de tests simples (fixation, poursuite oculaire, occlusion alternée, acuité visuelle...), complètement indolores pour l'enfant et qui ne nécessitent pas l'équipement d'un ophtalmo.

Pour plus d'information, n'hésitez pas à consulter le guide ci-dessous, publié par le Ministère de la Santé à destination des professionnels de santé. Il est très complet et détaille bien les différentes étapes du dépistage.

Que pensez-vous de ce type d'initiative ? Vos enfants en ont-ils bénéficié ?

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Rédigé par AnneSoA

Publié dans #Maternité

Publié le 22 Janvier 2014

Je ne vous cacherai pas qu'avec le rythme hebdomadaire (et ses routines jeu + bain + dîner + câlin + histoire + coucher qui filent à 1000 à l'heure) et nos plannings de ministres le weekend, où nous privilégions les balades au grand air dès que le soleil se montre, ce n'est pas toujours facile de se poser avec PetitChou pour lui faire découvrir de nouvelles activités.

Pourtant, elle arrive à un âge où elle commence à mieux se concentrer sur ses jeux, à développer sa créativité (si, si), à moins mettre les choses à la bouche aussi (bonjour pâte à modeler). Et quand je la vois si fan de son Aquadoodle reçu à Noël, le stylo à la main, prête à dire à Picasso qu'il peut se rhabiller, je commence à avoir hâte de multiplier les activités manuelles avec elle.

Par contre, un peu comme l'apprentissage du "je mange toute seule", il faudra sérieusement penser à une étape de bâchage de l'appart (ohhh les beaux murs blancs) avant de se lancer...

En attendant, je remercie de tout cœur les filles de la crèche qui initient ma fille à l'art pictural. Mon cœur a littéralement fondu hier quand j'ai récupéré PetitChou. Quel talent, vous ne trouvez pas?

Chapeau l'artiste
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Rédigé par AnneSoA

Publié dans #Maternité

Publié le 17 Janvier 2014

La malédiction de la réunion matinale

Quand on parle des discriminations faites aux femmes dans la sphère professionnelle et du fameux plafond de verre (ou plafond de mère), on mentionne souvent les réunions organisées le mercredi ou en fin de journée, auxquelles les mères (ce sont malheureusement trop souvent elles) ne peuvent assister car elles sont allées chercher leurs enfants à l'école, à la crèche ou chez la nounou.

"Comment ? Votre bébé ne peut pas attendre que vous ayez abattu vos 10 heures quotidiennes de travail pour réclamer son biberon ou un peu d'attention ?" Votre patron a l'air de le penser, lui (tant que cela n'arrive pas à sa femme, pas facile de remettre les pendules à l'heure).

Des pendules, parlons-en tiens ! Si dans ma boîte, ce genre de réunion est plutôt exceptionnel, je subis, depuis plusieurs mois, la malédiction de la réunion matinale !

Une fois, je m'arrange pour former un collègue à 8h du matin car c'est son seul créneau disponible, et Monsieur a une panne de réveil. Une autre, c'est un prestataire qui me cale un RDV commercial à 9h et qui m'appelle pour le reporter 10 minutes avant car il est bloqué sur le périphérique et obligé de rebrousser chemin. Et la dernière, pas plus tard que ce matin, quand j'apprends à 8h30 que ma réunion de 9h est repoussée à 10h, pour ne finalement débuter qu'à 10h40 !

Grrrrrrr. Pas cool du tout, surtout que, pour récupérer ma fille à l'heure hier à la crèche, j'ai dû faire des heures supp' (à l’œil et à la maison !) hier soir après avoir couché PetitChou pour avoir tout bouclé ce matin pour 9h...

Messieurs, collègues, fournisseurs, je vous en prie, ayez un peu de considération pour la maman que je suis, dont les nuits sont en ce moment plus hachées qu'un steak Charal (la faute à la pleine lune et aux dents qui poussent, il paraît... N'empêche, si des poils lui poussent sur le dos, je vais finir par croire que ma fille est un loup-garou !)

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Rédigé par AnneSoA

Publié dans #Maternité

Publié le 8 Janvier 2014

Le droit de s'occuper de ses enfants

Ce rapport ministériel commence à faire le buzz sur la toile, alors même qu'il reste bien à l'écart de la sphère médiatique... De là à dire qu'on voudrait nous faire passer une nouvelle réforme sur la famille en douce... pendant que tous les médias s'acharnent à faire une promo démentielle à un pseudo-humoriste abject qui n'en vaut vraiment pas la peine...

Mais revenons à notre sujet. Dans un article du Figaro paru le 12 décembre dernier, il est fait état des résultats et préconisations d'un rapport remis à Najat Vallaud-Belkacem concernant l'individualisation de l'impôt sur le revenu.

Ce rapport explique que «moduler le quotient pour favoriser les couples biactifs ou au contraire pour réduire les avantages des couples monoactifs, à défaut d'une réelle individualisation de l'impôt» viendrait encourager le retour ou le maintien des femmes dans la vie active.

Soit ! Dans un monde idéal où à compétences et responsabilités égales, les femmes gagneraient autant que les hommes, où la conciliation vie professionnelle et familiale serait mise en avant pour ne pas placardiser ou stigmatiser les jeunes mamans (notamment via le télétravail), où chaque enfant pourrait bénéficier d'un mode de garde adéquat, ce projet de réforme pourrait éventuellement apporter sa brique à l'édifice égalitaire dont rêve Madame la Ministre.

Mais dans notre pays, archaïque et patriarcal dans son fonctionnement et sa vision du monde professionnel, qu'en est-il vraiment?

Quand tout le monde pense que le présentéisme est gage de motivation et d'implication et qu'il est donc mal vu de débaucher à l'heure, pour aller chercher ses enfants. Dans un monde où les parents (hommes et femmes) qui font le choix d'une carrière se voient cantonnés à quelques heures le weekend pour vraiment profiter de leur famille, où l'écart moyen de salaire entre une femme et un homme est, je vous le rappelle, de 25%, et où le pouvoir d'achat ne cesse de baisser, tous sexes confondus, je ne vois pas comment cette réforme pourrait améliorer les choses.

Elle me pose en outre, un problème de principe, celui de la liberté et du choix : le choix de travailler, ou non ; le choix de vouloir s'occuper soi-même de l'éducation de ses enfants, et non la confier à des inconnus (même si j'ai un immense respect pour les professionnels qui s'occupent de nos bambins).

Du coup, j'avais envie de repréciser quelques points à nos législateurs et ministres, qui évidemment, sont loin des réalités financières de la classe moyenne :

  1. En France, tout parent, père ou mère, a droit de prendre un Congé Parental d'Education à la naissance de son enfant. Ce congé est d'une durée initiale d'un an, renouvelable 2 fois, et prend fin automatiquement aux 3 ans de l'enfant.
  2. Pour un premier enfant, une aide de la CAF est prévue uniquement pour les 6 premiers mois. A partir du second enfant, elle est maintenue jusqu'à ses 3 ans. Cette aide, appelée Complément de libre choix d'activité, est de 566.01 € par mois (allocation de base comprise pour ceux qui la perçoivent); sans condition de ressources. Si vous avez 3 enfant ou plus, il est également possible de choisir le Complément Optionnel de libre choix d'activité qui lui, s'élève à 809.42 € par mois (allocation de base comprise pour ceux qui la perçoivent). Soit entre 50 et 70% du SMIC.
    Autrement dit, les mères (et les quelques pères) qui choisissent ce mode de fonctionnement pour s'occuper de leurs enfants en bas âge, se voient souvent obligés de se serrer la ceinture.
    Mais dans ces conditions, il est néanmoins presque plus "rentable" pour un parent ayant un petit salaire (souvent la mère), de prendre un congé parental, que de travailler à perte (à cause des frais de gardes, de déplacements etc).
  3. Au-delà du congé parental, tout parent peut également décider de devenir "au foyer". Mais dans ce cas, passé les 3 ans du petit dernier, il n'a plus droit aux aides de la CAF, voire à quelconque indemnité Pôle Emploi (si l'arrêt de travail fait suite à une démission, ou qu'il n'y a pas de recherche effective d'emploi). Dans ce cas-là, le parent au foyer n'est pas considéré comme un chômeur, et ne coûte ainsi rien à la collectivité. C'est donc un choix de couple, de famille, qui se doit de rester dans la sphère privée.

Pourtant, notre ministre du Droit des Femmes, Madame Najat Vallaud-Belkacem a décidé de s'immiscer dans cette sphère privée. Sous couvert de "remettre les femmes au travail" pour lutter soit-disant contre les inégalités hommes-femmes, elle souhaite imposer les revenus des couples mono-actifs (dont l'un est au foyer, donc) comme ceux d'une personne célibataire, en venant raboter la part du quotient familial dans le calcul de l'impôt sur le revenu.

Mais dans mon esprit, l'équation : un seul salaire et + d'impôts = une double-peine, + d'inégalités et surtout la renonciation au droit de choisir de travailler ou non.

Je ne suis pas hostile au changement, et j'espère que ce gouvernement, que j'ai élu en plus, arrivera à mettre en place des réformes-clé pour vraiment lutter contre les inégalités et les discriminations de toutes formes, dans la sphère professionnelle et sociale.

Mais on ne peut se revendiquer de gauche, et vouloir encore plus précariser les familles, car non, Madame la Ministre, les mères au foyer (et les pères, mais on va dire que pour une fois, le féminin l'emporte) n'ont pas toutes (tous) un conjoint qui gagne des dizaines de milliers d'euros par mois.

Alors, parent au foyer, un luxe vous croyez ?

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Rédigé par AnneSoA

Publié dans #Maternité, #Trucalire